retour

 

Thème 2 : Apprentissages professionnels et dispositifs de formation

 

La logique de qualification(s) tend à disparaitre au profit de celle d’employabilité dans une perspective de formation tout au long de la vie. La formation professionnelle est encore l'objet de vives critiques. Les compétences acquises ne prépareraient pas suffisamment à l'emploi : injonction est faite au système éducatif de se tourner davantage vers les secteurs professionnels et de garantir l’employabilité des apprenants, en les formant dans une plus grande proximité aux situations professionnelles pour un gain d’efficacité, sinon d’efficience. Dans ce contexte, les relations entre le travail, les apprentissages et la formation, objet de la didactique professionnelle, peuvent être (re)-visitées.

Premièrement, les liens entre apprentissages professionnels et dispositifs de formation interrogent les objectifs poursuivis par les dispositifs mais aussi leurs finalités. Comment se trouvent-ils réorientés ? S'agit-il de promouvoir uniquement l’adaptation aux situations professionnelles ? Avec une entrée par les situations, et moins par les savoirs, comment l’ingénierie didactique peut-elle se repositionner ?S'agit-il d'amener la formation sur le lieu de travail ? Si l'on souhaite « amener le travail dans la formation », quelles parts du travail peuvent-être transférées ? Sous quelle(s) forme(s) ? Dans chacun de ces cas, quelle(s) forme(s) d'accompagnement des apprenants et quels outils mettre en place pour favoriser les apprentissages professionnels ? Quels apprentissages professionnels sont possibles, impossibles ? Qu'en est-il de leur « transférabilité » vers les situations professionnelles ? Les dispositifs peuvent-ils faire obstacle aux apprentissages professionnels ?

Deuxièmement, la relation apprentissages – dispositifs invite à ré-envisager le rôle et les modalités de l’évaluation. Quelles situations d'évaluation des apprentissages professionnels, quels critères, quels outils proposer ? Qu’apprenons-nous de son caractère diagnostique et de sa valeur pronostique sur la réussite professionnelle (à court, moyen ou long termes) ? Comment permet-elle de prendre en considération les apprentissages professionnels préalables  dans le dispositif de formation proposé ?

Elle questionne tout autant le rôle, la posture, l’activité et les compétences attendues/nécessaires aux formateurs (accompagnateurs, tuteurs, etc.) pour accompagner la construction des apprentissages professionnels. Comment les former et/ou maintenir leurs compétences dans cette perspective ? Comment les outiller ? Comment les accompagner dans les transformations actuelles de leur métier et des conditions de son exercice ?  Quels problèmes particuliers se posent lorsque les dispositifs de formation visent des métiers pour lesquels la pratique est encore en voie de formalisation ?

 

 

Version courte

 

La logique d’employabilité impose au système éducatif de se tourner davantage vers les secteurs professionnels. Dans ce contexte, les relations entre le travail, les apprentissages et la formation peuvent être (re)-visitées. Comment cela interroge-t-il les objectifs et les modalités des dispositifs de formation ? Qu'en est-il concernant les apprentissages professionnels possibles, leur évaluation dans ces dispositifs et leur « transférabilité » vers les situations professionnelles ? Enfin, dans quelle mesure cela questionne-t-il aussi l'activité et les compétences des formateurs, leur formation ainsi que  leur outillage?

 

retour