Les vœux du président

 

Bonjour à tous,

 

Le bureau de l’association RPDP (recherches et pratiques en didactique professionnelle) vous adresse ses meilleurs vœux pour l’année 2020.

Nous pouvons aussi souhaiter une bonne année à la didactique professionnelle.

L’année passée s’est achevée avec un bon colloque qui s’est déroulé pour la première fois hors de France, à Montréal dans les locaux de l’Université de Sherbrooke et avec la participation de plusieurs universités qui s’étaient associées pour l’organisation.

 
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En participant à cette organisation et au colloque, j’ai pu constater, tout d’abord, que la didactique professionnelle était une idée et une manière d’approcher les tâches et les problèmes de la formation professionnelle qui convergeaient avec les idées et les manières de faire des chercheurs et des praticiens québécois.
 

Un bon colloque

C’était un bon colloque car toutes les communications que j’ai pu entendre m’ont parue de très bonne qualité et très en rapport avec les questions actuelles de la formation professionnelle, des évolutions du travail et des compétences. Et, -cela ne va pas de soi - parce qu’elles apportaient toutes au corpus de la didactique professionnelle. On a pu, en particulier observer une ouverture et un élargissement des questionnements à trois grands aspects :

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1/ encore plus explicitement au corps (sa place, son rôle, sa prise en compte) ; ce qui me paraît un juste retour des choses pour la didactique professionnelle, dont le cadre original est constitué par l’ergonomie et par la théorie de la connaissance en acte de Gérard Vergnaud ;

2/ au langage pour lequel la préoccupation reste grande notamment pour son rôle dans les processus d’apprentissage ;

3/ aux émotions et aux affects, en tant que facteurs agissant dans l’action en situation et dans les apprentissages professionnels.

On peut cependant estimer que nous restons un peu sur notre faim quant au thème du colloque : « l’intelligence professionnelle ».

J’y vois surtout là un effet d’une prudence vis-à-vis d’un objet et d’une notion à la fois complexe et sujette à controverses multiples. Peut-être aussi est-ce une notion dont nous n’aurions pas besoin ? Mais alors comment aborder les questions posées par l’intelligence artificielle, la place accordée à l’activité des humains dans les systèmes où les machines « pensent « et monopolisent l’intelligence du travail ?

Que faire de la redistribution des opérations d’exécution, de décision, de contrôle ou d’orientation et de pensée entre les humains et les machines ? Que faire des hypothèses d’une diminution de l’intelligence des humains ?

L’organisation du colloque

Grâce aux organisateurs du colloque (pour cet aspect des choses, je pense d’abord à Otilia et Elizabeth), nous disposons de l’enregistrement vidéo de toutes les interventions plénières mais aussi de toutes les communications des ateliers et symposiums. Elles seront bientôt accessibles sur le site de RPDP. C’est un matériau important car il conserve les traces de ce qui a été présenté et des discussions qui ont suivi. De même, les communications écrites continuent à arriver sur le site pour constituer les actes du colloque.

Des bonnes nouvelles

J’en profite pour signaler une bonne nouvelle : Les éditions Raison et Passions relancent la revue Travail et Apprentissages et proposent à ceux qui ont produit une communication pour le colloque, de la développer en un article pour deux numéros spéciaux consacrés au colloque à paraître dans l’année 2020, aussi bien pour les contributions individuelles que pour les symposiums (contacter le responsable).

Autre bonne nouvelle, le prochain colloque aura lieu à Lausanne au printemps 2022. Les dates précises, ainsi que le thème du colloque seront annoncées dans les prochains mois.

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Je vous souhaite à nouveau à tous une bonne année, et, pour ceux qui sont engagés dans des projets de recherche et de formation, une bonne année didactique professionnelle !